Le projet de loi, qui permet de détenir les personnes qui font usage de drogues dans des centres gérés par l'armée, a été adopté avec 23 voix pour, sur un parlement de 225 sièges.
Malgré les mesures pragmatiques et axées sur la santé publique prises par d'autres juridictions en vue d'une réglementation, le gouvernement français insiste sur une approche punitive qui met l'accent sur la morale et les émotions.
Le fait que le gouvernement italien ait utilisé le même décret-loi pour réprimer l'aide aux migrants en détresse montre que cette loi n'a rien à voir avec la sécurité et vise avant tout à servir une posture politique.
Ce projet de loi se traduirait par une augmentation des violations des droits humains au nom des politiques des drogues, notamment par l'implication de l'armée dans le traitement et par l'extension de la détention obligatoire.
Les activistes ont dénoncé le fait que la mesure suppose des fonds supplémentaires pour la police et, par le biais de seuils très bas, perpétue l'intervention de la police dans la vie des personnes usagères des drogues.
Lors d'un récent dialogue national organisé en collaboration avec l'IDPC, le ministre de l'intérieur a exprimé son soutien à une approche plus humaine.
Courrier international consacre un récent numéro à considérer les propositions pour remplacer la destructrice « guerre à la drogue » avec des marchés réglementés.
Les organisations de la société civile demandent à la directrice de l'ONUDC, Ghada Waly, d'appeler les États membres à modifier leurs politiques et pratiques en matière de drogues afin de respecter la Déclaration universelle des droits de l'homme, et de placer les droits humains au centre de toutes les dimensions du travail de l'ONUDC.